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Boycott du Comité de la vie étudiante

[ vendredi 16 février 2007]


Boycott du Comité de la vie étudiante des associations facultaires étudiantes de l’UQAM

C’est suite à la dernière rencontre du comité sur les modalités de consultation concernant les cotisations automatiques non obligatoires (CANO), qu’une majorité d’association facultaire a pris la décision ne pas se présenter aux futures rencontres du CVE, et ce, à moins de changements majeurs dans la façon de procéder dudit comité. Cette décision vient donc s’inscrire dans l’interminable livre du refus institutionnel face aux revendications étudiantes.

En effet, dès le commencement des multiples rencontres du sous-comité CANO, les trois représentants étudiants présents ont annoncé leurs couleurs et mis de l’avant la décision prise, après mure réflexion, par l’inter-facultaire. Cette décision consistait dans le fait qu’il devait y avoir une consultation pan-uqamienne (compromis accordé à la partie institutionnelle par les représentants) et que le résultat de cette consultation se devait d’être à incidence facultaire. Malgré ce compromis de leur part, les représentants étudiants se sont butés à l’inflexibilité des représentants administratifs qui refusaient de faire, eux aussi, un compromis et d’accorder un référendum à incidence facultaire aux associations étudiantes. En plus de refuser cette proposition, la partie institutionnelle a présumé de la mauvaise foi des étudiants face aux différents groupes d’envergure.

La même situation s’est produite lorsque l’administration s’est faite insistante face à la demande de vérification comptable imposée aux différentes associations facultaires : les représentants étudiants se sont en effet buttés à leur mépris et à leur manque de volonté de discuter avec eux. Ajoutez à cela l’imposition unilatérale qu’ont fait les Services à la Vie Étudiante d’une hausse sur les frais à l’ASEQ et ce, sans même en avoir parlé avec les associations facultaires. Il est désormais clair pour la majorité d’entre-nous que l’administration est de mauvaise foi face aux élus étudiants dans les diverses négociations. Comment pouvons-nous alors nous attendre à de réelles négociations ?

Il est impossible, pour les associations facultaires étudiantes, de parler de négociations quand il n’y a qu’une seule des deux parties qui est prête à faire des compromis et que cette partie n’est pas prise au sérieux parce qu’elle ne comprend supposément rien au fonctionnement de l’université. Il est temps d’arrêter de prendre les représentantes et représentants étudiants pour des personnes irresponsables ou pire encore, pour des représentants non légitimes. L’administration doit plutôt les considérer comme les justes défenseurs des positions de leurs membres respectifs.

C’est donc le dernier échec des « négociations » qui nous a fait comprendre l’impératif de rappeler à la partie institutionnelle l’importance de la partie étudiante à l’intérieur de ses instances dites démocratiques. C’est le blocage continu face aux demandes étudiantes qui nous fait douter du côté démocratique de la chose et du réel désir de l’administration de travailler conjointement avec les représentants et représentantes étudiantes dûment élus, rappelons-le.

Nous trouvons regrettable d’avoir à agir de la sorte, mais il semble que l’administration ne soit capable de nous prendre au sérieux que lorsque des actions directes et concrètes sont prises par les représentantes et représentants étudiants. C’est pourquoi nous ne retournerons autour de la table de négociations qu’à condition d’avoir une proposition formelle et claire de la partie institutionnelle concernant un nouveau mode de fonctionnement où la partie étudiante sera écoutée plus attentivement et avec égalité, et où il y aura de réelles négociations entre les différentes parties concernées. D’ici là, nous continuerons à faire en sorte de marquer notre dissidence par notre absence.

Résolument,

Christian Dumont,
Secrétaire général, AFESPED-UQAM

Karine Lapierre
Coordonnatrice générale, AFELLC-UQAM

Patrick Véronneau
Coordonnateur général, AESS-UQAM

Alexandre Leduc
Secrétaire aux affaires UQAM, AFESH-UQAM

Jonathan Fallu
Coordonnateur général, AFEA-UQAM