Accueil du site > Dernières nouvelles > Crise financière UQAM > Copie d’un courriel acheminé aux différents groupes de l’UQÀM

Frais afférents

Copie d’un courriel acheminé aux différents groupes de l’UQÀM

[ dimanche 4 mars 2007]


Ce courriel a été acheminé aux différents groupes de l’UQÀM, dont les membres et observateurs, observatrices du Conseil d’administration.


Bonjour,

C’est en tant que représentant officiel de l’Association étudiante du Secteur des sciences de l’UQÀM (AESSUQÀM) que je vous envoie ce courriel.

Depuis le 13 février, nous avons réitéré à plusieurs reprises qu’aucune entente visant des hausses de frais afférents ne serait possible. La direction de l’UQÀM a pour sa part réitéré qu’elle n’irait pas de l’avant avec des hausses de frais afférents sans une entente au préalable avec les associations étudiantes.

Puisqu’il n’y aura pas d’entente, que la direction respecte son engagement et se prononce à l’effet qu’il n’y aura pas de hausse de frais afférents à l’UQÀM. Lors d’une rencontre mardi le 27 février dernier, une lettre en ce sens a été remise à Mme Laberge.

Nous nous sommes engagés à discuter, à se réunir avec la direction pour travailler sur différentes pistes de solution. L’ADEESE parle de transferts fédéraux. C’est une piste de réflexion. Cependant, il faut que la confiance soit au rendez-vous, c’est-à-dire que les engagements actuels soient respectés. Aucune discussion ne sera possible si les frais afférents demeurent sur la table. Que les frais afférents soient retirés du paysage et nous nous ferons un devoir d’ouvrir le dialogue sur d’autres pistes de solution. Il s’agit là à notre avis d’un premier pas déterminant qui pourrait au moins nous assurer que les discussions à venir ne nous ramèneront pas au point de départ, soit celui des frais afférents.

Nous réalisons amplement que notre position est idéologique, que nous nous battons pour une question de principe.

Cependant, les faits demeurent :

La direction de l’UQÀM prétend ne pas avoir opté ces dernières années pour des hausses de frais afférents contrairement à ses consoeurs de l’île de montréal et d’ailleurs au Québec, et qu’aujourd’hui il serait raisonnable d’emboiter le pas à notre tour et de rejoindre une moyenne plus "enviable".

Malgré que la comparaison ne saurait à notre avis être un argument, il importe ici de rappeler que la situation financière des universités au Québec, malgré les hausses successives de frais afférents, n’est guère reluisante et que la plupart des directions universitaires demandent maintenant le dégel des droits de scolarité.

Cette hémorragie est bien réelle et malgré qu’elle s’oppose à l’égalité, à l’accessibilité de nos institutions universitaires, l’UQÀM voudrait maintenant elle aussi tomber dans la panneau. Elle ne pourra que constater, plus tôt que tard, qu’elle n’a absolument rien réglé, bien au contraire, et que se sont les étudiants-es qui écoperont de ce mauvais choix.

Nous demandons à la direction de l’UQÀM de ne pas tomber dans la facilité, nous demandons à la direction de l’UQÀM de se tenir debout, de ne pas fléchir devant la trop grande pression qui sévit maintenant dans les choix gouvernementaux en éducation ; placer les établissements en sous-financement chronique pour finalement relèguer la facture aux étudiants-es déjà surtaxés-es et surendettés-es.

Ne prenons pas le chemin que d’autres ont pris avant nous, il faudra bien qu’un jour une université dise non à cette tendance et qu’elle se batte pour des idées, des valeurs, et non pas uniquement pour des colonnes de chiffres peu importe où ils proviennent.

L’urgence de la situation ne doit pas cautionner la hausse de frais afférents. L’urgence de la situation ne fait que mettre en lumière l’extrême nécessité d’opter pour une solution valable, concrète, qui proviendra d’un réinvestissement public.

Patrick Véronneau
Coordonnateur général AESS