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Dossier Frais afférents

La ministre de l’Éducation encadrera la hausse des frais afférents

Paru aujourd’hui dans Le Devoir

[ mercredi 13 juin 2007]


Le Devoir LES ACTUALITÉS, mercredi 13 juin 2007, p. a2

La ministre de l’Éducation encadrera la hausse des frais afférents

Le, Devoir

Pour éviter les hausses galopantes et les écarts démesurés entre les universités, la ministre de l’Éducation a promis hier qu’elle encadrerait l’augmentation des frais afférents imposés aux étudiants par les universités.

Dans le cadre de l’étude des crédits de son ministère devant la Commission de l’éducation, Michelle Courchesne s’est engagée à annoncer « très, très prochainement les modalités d’une consultation sur les frais afférents ». Elle a avancé du même souffle que cette « question devra être réglée au plus tard en décembre prochain ».

Interrogée sur ce dossier par le critique de l’opposition officielle en matière d’éducation, le député adéquiste François Desrochers, la ministre a confié qu’il n’était « pas normal » de constater une hausse aussi importante des frais afférents dans certaines universités. Elle souhaite aussi éclaircir les définitions élargies que certains établissements ont adoptées pour décliner dans cette catégorie plusieurs types de services facturés aux étudiants.

Une loi-cadre sur les frais afférents a été maintes fois revendiquée par les fédérations étudiantes, promise par l’équipe libérale sous l’ancien ministre de l’Éducation Pierre Reid pour ensuite tomber dans l’oubli. La ministre libérale refuse pour l’heure de dire qu’elle vise un resserrement des balises par voie législative, mais elle « ne l’a pas non plus exclu », a-t-elle répondu aux questions du député péquiste de Gouin, Nicolas Girard.

Selon l’évaluation du Parti québécois, soumise hier aux parlementaires, la hausse des frais afférents dans les universités a varié entre 5 et 58 % selon les établissements entre l’an dernier et cette année.

La ministre Courchesne a aussi condamné la possible hausse des frais afférents de cinq millions de dollars à l’UQAM - comme l’a révélé Le Devoir -, imaginée par l’établissement pour réduire le déficit dans lequel il s’enfonce.

« Je veux qu’on sache publiquement que ce qui est demandé aux étudiants de l’UQAM est considérable compte tenu des circonstances », a indiqué Michelle Courchesne, qui a précisé par ailleurs que « les frais afférents ne peuvent pas augmenter en lien avec les dossiers immobiliers ».