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Dossier crise financière UQAM

La rectrice s’adresse à la communauté universitaire

[ vendredi 1er juin 2007]


Vous trouverez un vidéo de cette allocution à l’adresse suivante :

http://www.uqam.ca/rectorat/allocutions/all2007-05-31.htm

En réponse aux hausses de frais afférents, je rappelerai :

Les associations facultaires étudiantes de l’UQAM se battent pour un réinvestissement public en éducation. L’UQAM a longtemps résisté à la hausse multipliée des frais afférents. Ses consoeurs ne l’ont pas fait (dont McGill, UdeM, Concordia, et Laval surtout) et ont misé sur des hausses importantes de ces frais. Ces dernières demandent aujourd’hui un dégel des droits de scolarité. C’est un élément de taille ; les frais afférents ne suffisent pas au financement des universités. La direction de l’UQAM en tire - et non à la fois - les conclusions de cette débâcle. Si l’UQAM aujourd’hui a augmenté ses frais afférents, c’est parce qu’elle a, elle aussi, succombé à la facilité. Refiler à court terme la facture aux étudiants-es au lieu de renverser la vapeur et replacer l’éducation là où elle devrait se trouver, c’est-à-dire dans les priorités de notre société comme "service" public essentiel, est une tâche drôlement plus aisée. Où cela nous mènera-t-il ? Sans doute au même point que les consoeurs de l’UQAM ; avec des déficits, des étudiants-es davantage endettées et ultimement la baisse de l’accessibilité.

[...] Refusons les hausses de frais, constatons les dégâts que cela cause, mais surtout l’impact négligeable qu’elles ont sur le financement de nos universités en contrepartie des impacts qu’elles ont sur les étudiants-es. Pourquoi emboîter le pas dans une voie dont nous connaissons l’issue ? Battons-nous pour un réinvestissement public.

La direction de l’UQAM n’a pas respecté ses engagements. Aucune hausse sans entente, voilà l’engagement qu’elle avait promis de respecter. La direction de notre université parle d’une augmentation "raisonable" de nos frais, car ceux-ci ne représenteraient plus le coût réel des services qu’ils financent. Il ne s’agit là que d’une dérive privée - c’est-à-dire de refiler à l’individu et non à la collectivité le poids financier de ces services -, mais surtout un argument fallacieux basé exclusivement sur la comparaison. N’allez pas croire qu’il y aura amélioration des services. Les nouvelles sommes investies ne serviront qu’à soustraire celles qui étaient investies pour les déplacer vers le remboursement de la dette et conséquemment au remboursement des errances administratives et immobilières de notre université et pour pallier au sous-financement étatique de l’UQAM.

Patrick Véronneau
Coordonnateur général AESSUQÀM