NON AUX FRAIS AFFÉRENTS !

[ vendredi 16 février 2007]


Voici la déclaration qui a été lue lors de l’action de ce matin :


Montréal, le 15 février 2007

Objet : Hausse des frais afférents à l’UQÀM.

C’est lors d’une rencontre de négociations qui a eu lieu le 21 septembre 2006, en compagnie de M. Roch Denis, recteur de l’UQÀM, que nous avions très clairement énoncé notre position en ce qui a trait aux frais afférents :

Non seulement les hausses de frais afférents concrétisées au sein des différentes universités au Québec ne se sont pas avérées une solution au problème du sous-financement, elles ont, peu importe les sommes perçues, nui à l’accessibilité des études universitaires. Suffit-il de mentionner que le revenu moyen des étudiants-es ne cesse de diminuer alors qu’en contrepartie l’endettement ne cesse de s’accroître. Pour paraphraser cette métaphore que nous avons entendue à quelques reprises, les étudiants-es ne peuvent davantage se serrer la ceinture, ils, elles contribuent déjà largement et ne peuvent en assumer davantage. Pendant que nous sommes là à envisager pareille avenue, nous ne nous attaquons pas à la source du problème ; qu’on se le tienne pour dit, la seule solution viable au sous-financement de nos institutions universitaires est un réinvestissement public massif. Par conséquent, nous rejetons toute hausse de frais facturés aux étudiants-es.

L’accord original stipulait que si aucune entente ne pouvait être atteinte, il n’y aurait pas de hausse de frais afférents à l’UQÀM. Aucune entente n’a été conclue.

Voilà que la haute direction de l’UQÀM envisage de nouveau la périlleuse avenue de la hausse des frais afférents. Nous ne pouvons que dénoncer la supercherie dont nous faisons l’objet et le manque évident de considérations envers les négociations auxquelles nous avions participées cet automne. De déclarer que les associations étudiantes ne veulent pas discuter est mensonger, car nous avions bel et bien abordé la question l’automne dernier.

Bien que nous réalisions la situation financière dans laquelle l’UQÀM se trouve, nous réitérons par la présente notre position qui stipule explicitement que nous nous opposons à toute hausse des frais afférents. Rappelons que l’éducation est un bien commun, public, et que son financement, de même que son accessibilité pour tous et toutes, ne peuvent être assurés que par des deniers publics. Nous oeuvrons en ce sens. Nous insistons pour que le Conseil d’administration de l’UQÀM abandonne définitivement ses intentions d’hausser les frais afférents.

Veuillez agréer l’expression de nos sentiments distingués,

Signatures de la représentante du Syndicat des étudiants-es employés-es et des représentants-es étudiants-es des associations facultaires étudiantes de l’UQÀM :

Christian Dumont
Secrétaire général, AFESPED-UQAM

Karine Lapierre
Coordonnatrice générale, AFELLC-UQAM

Patrick Véronneau
Coordonnateur général, AESS-UQAM

Alexandre Leduc
Secrétaire aux affaires UQAM, AFESH-UQAM

Jonathan Fallu
Coordonnateur général, AFEA-UQAM

Joëlle Bolduc
Présidente, SÉtuE-UQAM

À : Mme Danielle Laberge, rectrice par intérim, vice-rectrice à la vie académique et vice-rectrice exécutive de l’UQÀM ; M. Alain Lallier, président du Conseil d’administration de l’UQÀM.

CC : Membres, observateurs, observatrices du Conseil d’administration de l’UQÀM.