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L’AESS prend position

Non à l’îlot PPPollueur !

[ jeudi 17 août 2006]


Lors de l’Assemblée générale du 7 février 2006, la déclaration suivante a été adoptée :


« L’UQAM fait actuellement face à la nécessité d’un développement immobilier pour la création de nouveaux espaces de classes, de bureaux et de réunions qui permettraient un meilleur fonctionnement de ses activités académiques, professionnelles et associatives. Cependant, nous ne croyons pas que ce développement doit se faire à n’importe quel prix, et nous nous inquiétons de ses impacts sur les plans social et environnemental.

Nous nous opposons premièrement au fait que l’UQAM ait recours au secteur privé pour le financement de son développement immobilier, notamment dans le cadre du Partenariat Public-Privé (PPP) dans lequel l’UQAM s’est engagé avec la firme Busac. Cette décision cautionne le sous-financement chronique de l’éducation postsecondaire au Québec. Nous croyons en la nécessité d’un réinvestissement public massif en éducation et nous nous opposons aux incursions du secteur privé dans le financement des institutions scolaires publiques. Nous sommes également préoccupés par les risques financiers que semble prendre l’UQAM dans le cadre de ce PPP. Nous nous interrogeons sur la pertinence pour l’UQAM de devenir le gestionnaire d’un complexe immobilier, dont près de 40 % des espaces du projet ne correspondent pas aux missions fondamentales de l’Université.

De plus, nous sommes indignés par la construction d’un parc de stationnement souterrain de près de 800 places dans le cadre du projet de développement de l’îlot voyageur. Cette initiative va à l’encontre de la politique environnementale de l’UQAM et de différents plans de la ville de Montréal qui prônent tous une réduction de l’usage de l’automobile au centre ville. Au moment où Montréal accueille la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, nous croyons qu’une des missions de l’UQAM est d’honorer les principes du Protocole de Kyoto qui visent la réduction des émissions de gaz à effets de serre. De plus, la construction de ce parc de stationnement aura des impacts négatifs sur la qualité de vie des résidentes et résidents du quartier Ville-Marie qui bénéficient pourtant de la meilleure desserte en transport en commun de tout Montréal avec la station Berri-UQAM.

Nous nous inquiétons aussi du fait que l’administration de l’UQAM semble privilégier dans ses décisions l’investissement dans le développement immobilier plutôt que dans sa mission première d’enseignement et de recherche.

Finalement, nous dénonçons l’absence d’une véritable consultation de la communauté universitaire dans le dossier du développement immobilier de notre institution, particulièrement dans le projet de l’îlot voyageur. Nous demandons au conseil d’administration de l’UQAM la tenue d’une consultation sur le sujet dans les plus brefs délais afin qu’elle soit prise en compte avant le début des travaux. Nous réclamons enfin un engagement officiel et clair de l’administration de l’UQAM de soumettre ses futurs projets de développement à la consultation de la communauté universitaire et des milieux concernés. »

Le Comité exécutif invite les membres de l’AESSUQÀM au rassemblement citoyen contre l’îlot voyageur mercredi le 15 février à 16h30 à l’angle des rues Berri et de Maisonneuve.