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Dossier UQÀM et gouffre financier

UQAM : 95 % des locaux destinés au privé encore vides

Paru aujourd’hui sur Cyberpresse

[ jeudi 3 mai 2007]


Le jeudi 03 mai 2007

UQAM : 95 % des locaux destinés au privé encore vides

Presse Canadienne

Montréal

En 18 mois, l’Université du Québec à Montréal n’est parvenue à louer que 5 pour cent des locaux qu’elle a construits pour attirer des entreprises privées de biotechnologies, au pavillon des Sciences biologiques du complexe Pierre-Dansereau.

À ce jour, l’UQAM n’a en effet réussi à attirer que deux compagnies sur les cinq étages réservés à cette clientèle, selon ce qu’a constaté Le Devoir. Les autres locaux prévus aux septième et huitième étages semblent loin d’être terminés ; on y voit un véritable chantier mais mardi après-midi, aucun travailleur n’était sur place et les travaux semblaient être interrompus.

Au total, environ 3200 pieds carrés sont donc occupés sur les 70 000 disponibles à l’heure actuelle, alors qu’il reste environ 26 000 pieds carrés à terminer.

L’UQAM refuse de répondre à toute question concernant les problèmes de location à ce pavillon. Francine Jacques, de la direction des relations de presse, affirme simplement que de grosses décisions seront prises bientôt et que bien des choses vont bouger.

Le faible enthousiasme des entreprises du domaine des biotechnologies à louer des espaces-laboratoires clés en main peut s’expliquer par la baisse des subventions gouvernementales pour les petites entreprises.

Des sources signalent au « Devoir » que l’UQAM n’a pas fait une publicité très intensive à propos de ses attraits dans les salons spécialisés.

Dans un autre dossier, le journal rapporte que l’UQAM souhaite obtenir une augmentation de 75 millions $ de sa marge de crédit afin de faire face à ses obligations immobilières ainsi qu’à l’enseignement et la recherche.

Si rien n’est fait rapidement, l’UQAM prévoit être confrontée à un déficit accumulé d’au moins 86 millions $ à la fin de 2008. À cette somme, il faut ajouter le marasme financier que sont devenus le Complexe des sciences et l’îlot Voyageur ; ce dernier crée, à lui seul, une impasse de quelque 200 millions $ qui s’ajoute au trou de 100 millions $ lié à la construction du Complexe des sciences.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a convoqué mardi à Québec la rectrice par intérim, Danielle Laberge et le président du conseil d’administration, Alain Lallier. Elle exige un plan de redressement au plus tard le 15 juin.

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